Interventions récentes:

- les enjeux de la construction psychique de l’enfant et adolescent au regard de l’univers numérique,

 formation auprès des équipes du Secteur 3 de Pédopsychiatrie, Marseille, Hôpital Valvert, 20 et 21 septembre 2016.

 -Le numérique à la consultation pédopsychiatrique,

XLVème Journées Nationales de la Psychiatrie Privée : PSYCHIATRIE ET NUMERIQUE, paysages et perspectives, Grenoble du 6 au 8 octobre 2016. A paraître dans la revue PSYCHIATRIES.

 Abstract

Avec l’avènement du numérique qui a révolutionné les technologies de l’information et de la communication, et par les nouvelles modalités de leur usage, l’enfant accède quotidiennement à ses écrans, petits ou grands.

Les dispositifs numériques font partie intégrante de l’environnement non humain et leur usage en expansion s’étend à bien des domaines de la vie. Bénéfiques ou maléfiques, ils sont source de négociations sans cesse entre les membres de la famille et très souvent, il en est question au cours des entretiens familiaux de la consultation pédopsychiatrique contemporaine.

 

- L’enfant avec le numérique, une nouvelle clinique pédopsychiatrique,

Congrès français de psychiatrie : innover, pourquoi, comment ?

Rencontre avec l’expert, Montpellier, Jeudi 24 Nov.2016.

Discutant : Pr. Jean-Philippe Boulenger. Non publié.

 Abstract

L’enfant d’aujourd’hui évolue non seulement dans un monde réel dans lequel il grandit avec son environnement familial, scolaire ou de loisirs, il grandit aussi avec les univers virtuels qui, bien plus que les médias traditionnels, sont devenus des institutions de socialisation.

Avec l’avènement du numérique qui a révolutionné les technologies de l’information et de la communication, et grâce aux nouvelles modalités de leur usage, l’enfant accède quotidiennement à ses écrans, petits ou grands.

Au cours des entretiens familiaux de la consultation pédopsychiatrique contemporaine, il est très souvent question des usages et des pratiques des enfants et des adolescents avec les objets numériques. Bénéfiques ou maléfiques, ils sont source de négociations sans cesse entre les membres de la famille.

Ces machines augmentent et multiplient les moyens de communication des individus, mais elles peuvent aussi perturber les relations familiales et même sociales. Leur usage est aussi susceptible de modifier les stratégies cognitives et médiatisent l’appréhension de la réalité. Par la puissance d’une nouvelle forme d’interactivité dans le jeu vidéo ou par l’usage d’internet et l’enfant numérique est renvoyé à lui-même trop souvent seul dans les épreuves qui l’attendent pour élaborer sa propre individualité.

Les écrans proposent une autre forme d’intersubjectivité, qui n’est plus seulement interhumaine, mais aussi non humaine parce que l’enfant entre en interactivité par la médiation des écrans avec les programmes et les applications.

Ceci n’est pas sans effet, car les contenus, trop rarement analysés, sont non seulement source de représentations symboliques mais aussi d’attitudes, de comportements ou d’angoisse face à des situations extraordinaires.

Exposé de 4 cas aux différents âges, de la petite enfance à l’âge adulte.

Comment le lien numérique intervient dans ses aspects psychopathologiques des relations familiales.

Le paradigme de la matrice comme proposition ontogénétique.

Perspectives thérapeutiques.

Mots clefs : clinique pédopsychiatrique, numérique, écrans, psychothérapie, entretiens familiaux, psychopathologie.

-Au regard de la clinique et de la psychopathologie, que représente la machine dans l’imaginaire de l’enfant ?

Congrès Français de Psychiatrie et de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent : imaginaire et nouvelles machines,

Amiens,9 et 10 juin 2017. Non publié.

Abstract

Nous ne partons pas de rien. De l’enfant machine à l’enfant numérique, il s’agit ici de  décrire les trajectoires intrapsychiques et les fonctions psychopathologiques de la machine que figurent les enfants au cours de la consultation et de leur suivi psychothérapeutique.

Ce sont tout d’abord les pionniers de la psychanalyse qui décrivent ponctuellement les différentes figurations de la machine énoncées par les enfants au cours de leurs thérapies. Mais, c’est surtout à partir de la description princeps de l’autisme infantile que l’on a approfondi le sens que les différentes figurations mécaniques pouvaient avoir dans le ressenti perturbé des relation de ces enfants aux autres et à l’idée qu’ils se faisaient du monde environnant

Aussi, lorsque j’ai rencontré Christian et qu’il me parlait des robots qui hantaient ses nuits, puis Marcel qui montait et démontait une machine à vaisselle, j’ai tenté d’approfondir la question : la machine était elle pour eux comme pour la plupart des enfants des années 80 le simple reflet de leur environnement, le révélateur d’un dysfonctionnement psychique ou un modèle identificatoire au cours de leur suivi ? De la psychose aux TED, il s’est avéré que l’image de leur corps était altérée, en même temps que leurs difficultés de communication et de relation.

Depuis que les technologies de l’information et de la communication sont parties prenante de l’environnement de l’enfant, nous avons pu constater à quel point leur usage des machines à images participe à leur socialisation, leurs références et leurs modèles identificatoires. Les références aux héros médiatiques, qu’ils soient mécaniques ou non devenaient omniprésentes au cours des thérapies. La pratique des jeux vidéo devient universelle. Les relations intrafamiliales en étaient modifiées.

Avec le numérique, il n’est plus seulement question de regard et d’écrans, il est aussi question d’être avec les autres d’une autre manière, c’est à dire médiatisée avant que d’être réelle. Avec l’environnement numérique, la limite entre réel et virtuel est dépassée par les nouveaux procédés et l’enfant comme ses parents s’y trouvent confrontés.  L’enfant devient le héros de sa propre vie, un cyborg. Se pose la question de la nature du lien numérique : les capacités de l’enfant sont augmentées par l’usage des appareils numériques dont il ne peut plus se passer. La machine n’est plus une représentation de son imaginaire puisqu’ il s’y trouve inclus dans les usages du WEB ou des jeux avec les algorithmes de l’intelligence artificielle qui peut anticiper ses désirs. Il ne peut plus s’en passer. Il s’agit alors d’une autre clinique qui se révèle : celle du lien, de la dépendance, de l’empathie, de la solitude et des identifications multiples.